Auteur : Xavier

Sortie Pleine Lune (13.03.2017)

8 paires de skis, de bâtons, de chaussures, 1,6 kg de fromage, quelques flacons sauvés des Noces de Cana, un peu de neige (quand même bien dure!) et du pain! Nous partons à l’assaut de la Valette, par les chemins de traverse. A mi-parcours, le groupe est presque au complet. Mais pas pour longtemps. La trace gelée a fait déborder le vase. Nous continuons sur le flanc de cette charmante bosse, espérant avoir une place au refuge. Alleluia! Il est tout à nous! Pas besoin d’allumer le feu, le réchaud à fondue accomplit un double office. On se délecte de ce met tellement particulier lorsqu’il est savouré un soir de pleine Lune en montagne. La Lune, qui s’est fait désirée, montre enfin son nez. Quelques photos et bouchées de pain plus tard, la troupe file vers la plaine.
Une petite sortie avec tous les ingrédients d’une bonne journée!

Via Ferrata Saix de Miolène (Abondance) (25.09.2016)


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Via ferrata inaccessible par voie ferrée, via cependant pas trop éloignée, le parcours des Saix de Miolène a vu nos mousquetons faire des étincelles! Orientée plein Sud, on n’y craint pas le froid, mais plutôt la soif! Cette via ferrata se compose de trois parties, Cabri, Chamois, Bouquetin côtées respectivement PD, AD, ED. C’est à trois et demi que nous nous sommes lancés dans cette aventure verticale pendant deux heures, rencontrant quelques alpinistes en herbe, parfois proche de la détresse…! Au final, une belle escapade, idéale pour ces merveilleuses journée d’automne qui se marient parfaitement avec un air de Renaud…

 
 

« Parfois ce qui m’ désole
Ce qui m’fait du chagrin2016-09-27 08.51.46
Quand j’ regarde son ventre
Puis l’ mien
C’est qu’ même si j’ devenais
**** comme un phoque
Moi j’ serai jamais
En cloque »

Et pourtant, Renaud aurait pu être consolé en voyant que parfois, dans un couple, ce n’est pas celui auquel on pense, qui est en cloque, et encore moins deux fois en cloque!

Au plaisir de vous retrouver à la prochaine occasion!

 

Mont Vélan (9-10.04.2016)

Programme maintenu, une fois n’est de loin pas coutume. Les conditions météorologiques sont de bonne augure, même si en plaine le temps est à la grisaille, samedi du moins. Cinq participants pour cette escapade s’embarquent dans la voiture et partent au Sud, au petit Sud. Une pellicule de neige fraîche laisse rêver de folles pentes de neige. C’est presque le cas! Le vallon du Valsorey nous offre encore suffisamment de neige pour progresser skis aux pieds, mais nous avons rapidement compris que le lendemain ne sera pas du même acabit. La montée à la cabane se prolonge par une petite variante sympa avec les conditions du jour. Puis la terrasse nous accueille à plein soleil sans vent, pour un moment toujours trop bref.

Une bonne nuit (pour une nuit en cabane) puis le chant des alpinistes nous tire de notre somnolence. Un petit déjeuner vélanesque nous donne les forces nécessaires pour la journée. Départ juste avant l’aube pour arriver au pied du mur. Le Col de la Gouille ne s’est pas enfuit, il continue sa mission, tel Saint Pierre aux portes du paradis.

Dans la mémoire de ceux qui étaient déjà passé, il s’agit d’une simple formalité. Pour ceux qui le découvre, il s’agit d’une énigme. Au final, c’est en pensant aux commentaires de nos paires jurassiens que l’on peut comprendre pourquoi ce col est appelé col de la Gouille. La gouttière aurait aussi convenu.

Une fois de l’autre côté, au soleil, il ne reste plus qu’à marcher paisiblement sur le glacier en top conditions. Au sommet, nous sentons que la descente sera magique jusqu’à 2100m. Et cela s’est avéré. Puis l’heure du lunch a retenti. Une fois englouti, il ne reste plus qu’à … porter nos skis jusqu’à Bourg-St-Pierre. Pleins de courage, cela a été réalisé en un tour de cadran puis, tels les l’homme qui tombe à pic, Nico et Corinne (sur le retour du Val d’Aoste) apparaissent sur le parking et nous offre une tournée ô combien alléchante!

Une dernière sortie pointe le bout de son nez pour la fin de saison, le Stralhorn attend les téméraires qui ont encore faim d’hiver printanier.

 

Vallée de Champorcher (25-28.03.2016)

Rifugio Dondenna…qu’est-ce que cela signifie? Qu’allons-nous découvrir? En voiture, direction le Val d’Aoste, passage à proximité du Fort de Bard et on s’engouffre dans la Vallée de Champorcher,  à quelques encablures du Gran Paradiso. Une cabine, un télésiège et nous voilà en vue du refuge blanc, perdu au milieu d’un vallon. Une descente poussée nous y conduit et après un pique-nique arrougé du cru local, on va se dégourdir les jambes sur la Punta Rascias toute proche. Ces virages sont annonciateurs d’un séjour à la hauteur de nos attentes. Au refuge, attaques à coups de cartes et de céréales, quelques spécialités locales avant de comprendre qu’il faudrait se munir d’un DVA lors du souper. L’avalanche de plats pourrait nous ensevelir. L’accueil et la cuisine locale relèguent au dernier plan le fait que l’eau ne court pas en hiver dans ce refuge.

Le lendemain, le Mont Glacier nous prête ses flancs pour une sortie mêlant ski et marche en crampons. Arrivés dans les temps, nous savourons le panorama avant de nous lancer dans le pentes Sud qui n’attendant presque plus avant de se ramollir. Il fait chaud, mais les conditions sont bonnes et le ski agréables.

Le jour suivant, c’est du côté du Gran Rossa que nous allons aligner nos virages après une montée sous les yeux de civets mobiles, heureux pensionnaires du parc national du Mont Avic. Malgré une neige en dessous des normes saisonnières, les conditions sont bonnes et réjouissantes. Dernier soir, nous bénéficions d’une formation accélérée sur « l’Italien sait tout » prodiguée par Loris, et son acolyte Gianni.

Déjà le dernier jour. Les combats de cartes sont terminés. Un col voisin du Col Laris nous attend avant de nous projeter dans une descente qui aboutira au parking. Mais nous ne partirons pas sans avoir englouti le tiramisu qui n’est pas venu jusqu’à nous. Les carrosses sont prêts, il ne reste plus qu’à rentrer, songeant aux milles trésors que recèle la vallée d’Aoste.

Ici les photos!

Sortie de Section (19-20 mars 2016)

« Occasion de rencontrer » pourrait se conjuguer avec « choc de cultures ». Le rendez-vous est fixé dans la matinée à Wiler dans le Lötschental. Peu de participants connaissent cette région qui semble éloignée de par son nom, mais qui reste finalement assez proche. Et l’exotisme qu’elle révèle la rend d’autant plus attirante!

La course d’école peut commencer! Un voyage en train et bus, et hop, nous y sommes. Attroupement autour des GO pour recevoir les consignes, et les cabines, télésièges nous embarquent pour avaler le gros du dénivelé. Il nous restera tout de même un peu plus de 150m ( dont 100 sans les skis) à avaler à la force du mollet. Au top, un jeune couple entame un yoddle d’anthologie qui fait naître différentes émotions selon les sensibilités. Après ce premier coup de poumon, on plonge sur la Lötschenpasshütte pour refaire une petite escapade, une petite escapade à rallonge ou rester à la cabane. Nous partons sur la première solution qui nous offrira quelques beaux virages.

Dimanche matin, nous partons pour le Mauerhorn. Après une petite montée, nous plongeons dans une descente assez sympa pour arriver à l’embouchure d’un vallon. Nous remontons ce-dernier jusqu’à un col qui nous ouvre l’accès au Mauerhorn. Puis tout bascule. Un au col sous les yeux de 40 personnes, un autre à 5 mètres de nous en plein pique-nique. Nous tentons de déjouer une tentative à quelques mètres de nous, en vain. Jamais nous n’avions été confronté à tant de fessiers exhibés à tant d’yeux, sous le simple prétexte d’un retour à la nature de ce qui lui appartient. L’appétit est plus ou moins coupé. Encore une photo de groupe, de face, il faut préciser, et on file jusqu’à Ferden. Les images reviennent en tête, rien ne semble pouvoir les effacer.

Une fois à Ferden, le groupe de Brig nous convie (merci, merci, merci!) à une petite agape en attendant le bus qui viendra nous prendre avec de bons et moins bons souvenirs.

 

Roc de Rianda (06.03.2016)

Comment dire…? Un des participants progresse à pied, en chaussures de ski sur une route de France voisine. Pourquoi? Et bien à cause de la grippe. Evidemment le lien n’est pas flagrant, c’est même assez nébuleux. Retour dans le temps… au parking de St-Maurice. Deux voitures suffisent, nous serons neuf pour cette journée qui devait nous voir initialement déguster les pentes du Mont de Grange. Nicolas propose une excursion inconnue pour les membres du groupe, le Roc de Rianda. Mais bien sûr, dans la région de Frenay, vers Novel au-dessus de St-Gingolph! On embarque, mais dans un véhicule où cinq personnes prennent place, seuls quatre paires de skis peuvent embarquer, et vice versa pour l’autre chariotte. C’est parti!

L’itinéraire routier passe pour l’un par la Porte du Scex, pour l’autre par la H144. Au final tous le monde passe par St-Gingolph. Or un petit ruisseau, une petite barrière et l’absence de réseau compliquent les choses. Pendant qu’un groupe attend l’autre, ce-dernier attend aussi le premier. Les mêmes questions se posent de chaque côté … de la frontière. Quand enfin un contact est établi grâce à une astuce de goupil, le dénouement approche. Un groupe est au Frenay, l’autre à Novel. Le groupe du bas entame l’itinéraire, 1 mètre environ, lorsque la paire de ski fait parler d’elle… Bref… la paire est en France, les jambes sont en Suisse… il faudra solliciter ces dernières pour que le puzzle se reforme.

Après ces moults péripéties, la course s’est déroulées dans un cadre sauvage et sympathique, avec une neige bien agréable et une équipe au top!

On se réjouit de la prochaine!

Col des Ignes (21.02.2106)

Les membres du groupe auraient-ils débuté le carême de la randonnée à ski? La liste des inscrits apparaissait en effet très clairsemée en cette fin de mois du février. C’est donc en comité réduit…et finalement « décimé »puisqu’un élément a dû renoncer suite à la trahison de son réveil.Hérens

Suite aux récentes pluies et aux températures printanières annoncées, notre petite équipe de quatre a pris de l’altitude. Direction le Val d’Hérens et ses belles cimes! Un puissant accueil mêlé d’un ciel étincelant et d’un beau manteau blanc. Quelques heures plus tard notre sillon est creusé. Il relie La Gouille au Col des Ignes, point qui marque le terme de notre ascension. Un splendide décor s’offre alors à la vision des participants privilégiés à peine perturbés par les fortes rafales de vent!

Nous avons l’honneur d’écrire les premières lignes sur la pente sommitale dans une neige d’excellente facture. Un festival de virages où la poudreuse prend l’air au rythme de nos appuis. Peu avant la fin de cette succulente glissade, place au traditionnel pique-nique aux abords paisibles du Lac Bleu…et un breuvage houblonné quelques instants plus tard pour clôturer cette belle journée ensoleillée.

Les prochaines sorties auront lieu au mois de mars. D’ici là, réglez-bien vos réveils et permettez-vous une entorse à votre abstinence!

Emmanuel

Grande Dent de Morcles (06.02.2016)

Dans cette période de grisaille sans faille, la sortie de carnaval s’estIMG_2357 révélée plus lumineuse que jamais. Après la déconvenue du week-end précédent- pour mémoire, l’arche de Noé aurait pu s’échouer au Col des Perris Blancs- c’est un soleil acharné et une crémeuse délirante qui ont rassasié nos jambes. Dans une ambiance carnavalesque, l’ombre du carême du ski au soleil est à craindre…! Alors ce fut une sortie « mardi gras » avant la traversée du désert et la confrontation aux vilaines tentations. En espérant que tout cela reste bien confiné dans les Evangiles, nous nous réjouissons des langoureuses lignes à tracer à l’occasion de la prochaine pleine Lune ce vendredi!

A vos skis!

Sortie Pleine Lune (22.01.2016)

Quand bien même elle a failli nous échapper pour une malheureuse erreur de calendrier, la Lune  a éclairé nos spatules d’une belle manière lors d’une ascension nocturne dans les bas-fonds du Col de Golettaz. Pas de vent, ni de nuage pour nous rappeler que nous sommes en montagne. Une énorme avalanche d’étoiles a recouvert la voûte céleste et certains ont eu le loisir de la contempler pendant que d’autres soulevaient des nuées de flocons au passage de leurs skis.

L’estomac n’ayant pas été oublié, il a été ravi de découvrir le buffet de salades, un plat sans fond, -certainement un des modèles utilisés dans l’Evangile lors de la célèbre distribution des pains-, un verre de rouge (l’eau ne se transformant pas en vin) et les trois sauces qui accompagnaient les spaghettis. Une tombée de fromage râpé, quelques plaisanteries et c’est parti pour la descente -que l’on qualifiera de sans encombre afin de ne pas trahir les quelques chutes- qui nous amène directement aux chariottes.

De retour au point de départ, en Agaune, quelques uns s’en vont déguster un dernier houblon alors que la plupart s’en retourne savourer la chaleur des plumes!

La neige est encore présente, de bonne qualité, profitez-en lors de la prochaine sortie prévue dimanche 31 janvier.

Tête à Josué (17.01.2016)

Nous n’en aurons de souvenir que l’épaule, la tête étant couverte d’une bien trop abondante couche de neige. Ma foi, il n’en fallait pas plus pour attraper des crampes de bonne humeur! Quelle neige! Quel ski! Et personne n’a pu cacher ses émotions. Avec ce froid, les sourires sont restés figés sur les visages tout au long de la descente, même lorsque la gravité terrestre devenait trop attractive. Et chute ou pas, au final, toute les têtes ressemblaient à celle du Josué, couverte d’une folle couche de flocons.

Le casse-croûte, dans un abri ô combien efficace,  marqua la dernière heure de « feu » le cake au chocolat, dont on se réjouit de décimer la famille!

C’est avec espoir que nous repartons, rêvant que la Lune soit plus accessible vendredi que le faciès de Josué.