Auteur : Emmanuel Allaz

Nadelhorn

Retour dans la vallée Saas avec un nouvel objectif « 4000 » dans le viseur: le Nadelhorn (4327m.). Une sympathique équipe masculine forte de 5 éléments a ainsi mis le cap sur Saas Fee (1800m.). Pour certains, une première rencontre avec cette charmante station haut-valaisanne.

Pas de lift programmé par le chef de course pour réduire le dénivelé positif, ça nous laisse le temps d’admirer cet environnement glaciaire…ou du moins ce qu’il en reste. La Mischabelhütte (3340m.) est finalement ralliée via un sentier câblé quelque peu perché.

Ravitaillement houblonné bien mérité avant l’heure du souper plutôt avancée… Jeux de cartes, lecture & sieste occupent une courte soirée. Réveil à 4 heures du matin. Notre progression va bon train. Les cordées formées, nous traversons l’Hohbalmgletscher avant d’atteindre le Windjoch…sous les premières rafales de vent. Ces dernières ne nous lâcheront plus.

L’ambiance est magique. Le puissant lever de soleil parvient à nous faire oublier momentanément le froid polaire qui saisit l’arête en neige que nous suivons. Quelques cordées battent en retraite. Nous poursuivons en négociant quelques passages rocheux.

Peu après 8 heures nous atteignons le sommet alors que le vent tombe miraculeusement. Un vrai cadeau! Nous regagnons la cabane avec des images plein la tête mais le ventre vide. Tournée générale de roesti bienvenue!

De quoi remplir nos carcasses avant de reprendre le sentier pour s’envoyer une belle dégringolade jusqu’à Saas Fee. Une dernière « mousse » grand format soulage nos gosiers avant le transfert véhiculé final jusqu’en Agaune.

A très bientôt sur les sentiers, les falaises ou les sommets!

Emmanuel

Fletschhorn – Lagginhorn

LES PHOTOS…

S’aérer l’esprit, respirer l’odeur du ciel, retrouver son rythme naturel…

Il sont six. 2×3, 5+1, 1×6; Trois gars, trois filles, « l’équilibre parfait ». Mais peu importe les combinaisons, ni leurs profondes motivations, c’est un groupe d’individus résolument jeune qui s’est formé pour cette nouvelle sortie estivale.

Le village de Saas Grund s’éloigne dans le fond; les cimes, éclatantes, se dessinent sous nos yeux ébahis. Après un rapide crochet à la Weissmiesshütte, le sommet du Jegihorn (3206m.) est atteint par la via ferrata ou le sentier pédestre selon les envies de chacun. Le pique-nique nous redonne quelques forces après ces efforts consentis sous un soleil éclatant.

Retour à la cabane où la carte des boissons vient apaiser nos gosiers assoiffés. Une révision des manipulations de corde et autre mouflage est ensuite savamment orchestrée par Romain, le « chef des chefs ». De quoi ouvrir l’appétit pour le repas du « soir » entamé à 17h30 déjà… Il faut dire que le réveil est programmé à 03h30. Certains s’autorisent tout de même encore une « mousse » durant cette soirée « rabotée ».

Le lendemain, les « cieux » sont au vert. Nos 6 « loupiottes » déguisent la moraine avant d’atteindre le glacier aux premières lueurs du jour. En face, les glaciers sont rosés. Saas Fee à peine réveillé. Nos cordées bien formées, le Grüebgletscher est enjambé sans accrocs jusqu’au sommet du Fletschhorn (3982m.), le premier but du jour. Le décor est splendide, les conditions agréables.

Légère perte d’altitude avant d’attaquer l’arête NE du Lagginhorn. La progression exige précision et concentration, avec un plaisir non dissimulé en gage de « compensation ». Quelques heures plus tard, le sommet du Lagginhorn (4010m.) est atteint par les 6 valeureux participants, non sans émotions. Rapide en-cas partagé dans un « jeu de brume » avant de redescendre ce véritable monstre minéral.

Encore quelques glissades maîtrisées bienvenues sur les derniers névés après plus de 11 heures de balade. Arrivés à la cabane, les roestis sont bien mérités. Nos guibolles accueillent avec joie la télécabine à Kreuzboden. Bien entassés dans la « boîte en acier », la vallée est ralliée.

Un dernier arrêt au « ranch » de Gampel pour boire un coup et épiloguer sur cette belle évasion du WE.

Merci à tous pour votre présence, les montagnes s’ennuient déjà de vos muscles et vos sourires.

Encore de belles courses agendées pour cet été, et un dernier ajout avec une sortie VTT haut-valaisanne « Bike & Burger » le dimanche 24 septembre.

A bientôt!

Emmanuel

Saille

Huit motivés ont répondu à l’appel pour cette course apparue tardivement dans le programme. Une douceur printanière nous accueille à Ovronnaz et nous accompagne à chaque foulée. Chaud, très chaud, trop chaud. Initialement en marche pour atteindre la Pointe d’Aufalle, le « verrou » de Saille se referme. Nous profitons néanmoins de quelques belles courbes sous le Trou de Bougogne et de conditions parfaites pour un pic-nic prolongé sur le plat de Saille.

Après un premier arrêt à Leytron pour « refaire le plein », la joyeuse équipe a prolongé la sortie dans les canis agaunois à l’occasion du Carnaval!

De belles échéances se profilent encore. N’oubliez pas de vous annoncer pour le week-end de section organisé par notre groupe dans la région de La Fouly en mars.

 

La Palanche de la Cretta

Ambiance guère accueillante au point de rendez-vous habituel en Agaune pour ce premier dimanche de février. Précipitations et rafales dans vent soutenues contrastent avec les mines souriantes d’une belle poignée de participants.

Direction le fond du Val d’Hérens pour chercher un peu plus de quiétude, à défaut de neige… Bien que la fine pellicule de blanche posée sur les derniers kilomètres a rajouté un peu d’intensité au voyage d’un des deux équipages 😉

Briefing et contrôles de routine effectués, la petite troupe quittent « Les Lattes », point de chute de nos carcasses motorisées. Au fur et à mesure de la montée, notre fil coloré tisse sa toile entre hameaux inhabités et alpages dévastés.

Balisée par de nombreux symboles chrétien boisés, notre route slalome touffes herbeuses, éperons rocailleux et autres gonfles. La neige fait un retour apprécié,  le vent nous épargne à notre satisfaction mais ciel et sol se confondent dans un blanc uniforme. Le sommet du jour se dessine malgré tout: La Palanche de la Cretta. On y reste le temps d’un décollage de peaux, d’une rasade de thé et de quelques mots échangés.

Vous avez dit « palanche »? Larousse nous dit: « tige de bois, droite ou légèrement arquée, pour porter, sur l’épaule, deux charges accrochées à chacune des extrémités »…

Une fois la descente entamée, la démarche vacillante des skieurs laissent penser justement à des palanches bien mal équilibrées. Pourtant il n’en est rien. Et le coup de blanc non plus puisque la pause « pique-nique » n’a pas encore été décrétée malgré l’heure quelque peu avancée.

Ces numéros de funambulisme  sont bel et bien à mettre  sur le compte d’une visibilité capricieuse, d’une neige changeante et de cailloux à l’affût. Pour le meilleur et pour le pire. De belles courbes plus relâchées précèdent tout de même notre repas partagé sous un l’avant-toit d’un chalet. Entre deux morses, de nombreux flocons embellissent la pente finale qui attend nos bouts de bois carvés.

La dégringolade, toujours aussi délicate, se poursuit cette fois sur quatre roues jusqu’à Evolène. Boissons chaudes chocolatées ou citronnées pour certains, l’inconditionnel choix du houblon pour d’autres. Les corps sont apaisés, l’âme revigorée.

Bravo aux participants qui ont maîtrisé cette « palanche » particulière. A bientôt pour une sortie au bout du Lac.

 

P.S: prenez note d’un ajout au programme avec une sortie spéciale « Carnaval » le samedi 25 janvier

La Fava

Fava

© Noémie Détraz

Ce premier jour de mars s’annonçait sympathique avec un petit effectif motivé aux allures résolument jeunes. C’était sans compter sur une panne de batterie au démarrage du véhicule du chef de course… Fort heureusement, quelques âmes salvatrices ont bien voulu prendre leurs voitures pour atteindre le point de départ de la course du jour situé sur les hauteurs de Conthey.

Initialement prévue à la pointe d’Aufalle, l’objectif a été modifiée pour être plus en adéquation avec les conditions météorologiques et nivologiques ainsi qu’avec les forces en présence. Ces dernières étant représentées par Noémie, Augustine Fanny, Michael et votre serviteur.

Après plus de 200 minutes de montée et quelques 1200 mètres d’ascension verticale, notre petite équipe, au complet, a pu enfin admirer le sommet 150 mètres  en contrebas, le raideur de la pente invitant à la prudence. Chanceux, les rayons du soleil semblaient avoir choisi le même itinéraire alors que le reste du canton paraissait grelotter sous les voiles nuageux.

Une belle pause pic-nic agréable s’imposait pour reprendre des forces avant une belle descente. Quelque peu gêné par une visibilité un peu ténue par endroit, la perte d’altitude s’est réalisée dans une belle poudreuse au cours des premières courbes . Plus bas, la douceur printanière avait certes réchauffé le manteau neigeux dans le secteur des Mayens de My mais la couverture neigeuse était suffisante et agréable à skier.

Sourire aux lèvres, les membres de la troupe regagnaient donc leurs foyers ou les canis (carnaval oblige) après une sympathique halte au café de Plan Cernet; ambiance « peace » garantie 😉

A bientôt pour de blanches et chaudes aventures!