Blanc de Moming

C’est une petite équipe de 5 motivés qui se retrouvent sous la pluie sur le parking du Quartz à Martigny. On avalent tout d’abord la bonne heure de route jusqu’à Zinal, petit crochet au Visa Vis pour acheter des piles pour le DVA (le coup classique de la fin de saison… :-). Par chance on peut chausser les skis tout de suite, on commence par beaucoup de plat, puis encore du plat et encore du plat sur le glacier de Zinal, un dernier petit raidillon et on atteint la cabane du Grand Mountet au centre de la Couronne Impériale. La météo est mitigée et changeante : vent, soleil, neige et brouillard alternent plus au moins chaque minute…

La cabane est sympathique mais est gardiennée dans un style  »hiverno-dépressif », on en dira pas plus… faut y monter pour comprendre. Le lendemain, la diane le réveil sonne à 0645, petit déjeuner dans un réfectoire bien vide… puis départ à 0745, direction le Blanc de Moming. La montée se passe bien, mais sous le col on remarque que le brouillard monte dangereusement et que le front d’Ouest se rapproche peu à peu, la décision est prise de rebrousser chemin afin de profiter de la visibilité et des superbes conditions de neige. On peigne les pentes jusqu’à la cabane, puis on se fraye un chemin dans le brouillard jusqu’au bout du glacier de Zinal. Dernier effort pour atteindre en skating le parking. Un café et une viennoiserie à la boulangerie de Vissoie closent cette saison de ski pour les OJs.

Merci à tous pour ce WE!

 

Mont Vélan (9-10.04.2016)

Programme maintenu, une fois n’est de loin pas coutume. Les conditions météorologiques sont de bonne augure, même si en plaine le temps est à la grisaille, samedi du moins. Cinq participants pour cette escapade s’embarquent dans la voiture et partent au Sud, au petit Sud. Une pellicule de neige fraîche laisse rêver de folles pentes de neige. C’est presque le cas! Le vallon du Valsorey nous offre encore suffisamment de neige pour progresser skis aux pieds, mais nous avons rapidement compris que le lendemain ne sera pas du même acabit. La montée à la cabane se prolonge par une petite variante sympa avec les conditions du jour. Puis la terrasse nous accueille à plein soleil sans vent, pour un moment toujours trop bref.

Une bonne nuit (pour une nuit en cabane) puis le chant des alpinistes nous tire de notre somnolence. Un petit déjeuner vélanesque nous donne les forces nécessaires pour la journée. Départ juste avant l’aube pour arriver au pied du mur. Le Col de la Gouille ne s’est pas enfuit, il continue sa mission, tel Saint Pierre aux portes du paradis.

Dans la mémoire de ceux qui étaient déjà passé, il s’agit d’une simple formalité. Pour ceux qui le découvre, il s’agit d’une énigme. Au final, c’est en pensant aux commentaires de nos paires jurassiens que l’on peut comprendre pourquoi ce col est appelé col de la Gouille. La gouttière aurait aussi convenu.

Une fois de l’autre côté, au soleil, il ne reste plus qu’à marcher paisiblement sur le glacier en top conditions. Au sommet, nous sentons que la descente sera magique jusqu’à 2100m. Et cela s’est avéré. Puis l’heure du lunch a retenti. Une fois englouti, il ne reste plus qu’à … porter nos skis jusqu’à Bourg-St-Pierre. Pleins de courage, cela a été réalisé en un tour de cadran puis, tels les l’homme qui tombe à pic, Nico et Corinne (sur le retour du Val d’Aoste) apparaissent sur le parking et nous offre une tournée ô combien alléchante!

Une dernière sortie pointe le bout de son nez pour la fin de saison, le Stralhorn attend les téméraires qui ont encore faim d’hiver printanier.

 

Vallée de Champorcher (25-28.03.2016)

Rifugio Dondenna…qu’est-ce que cela signifie? Qu’allons-nous découvrir? En voiture, direction le Val d’Aoste, passage à proximité du Fort de Bard et on s’engouffre dans la Vallée de Champorcher,  à quelques encablures du Gran Paradiso. Une cabine, un télésiège et nous voilà en vue du refuge blanc, perdu au milieu d’un vallon. Une descente poussée nous y conduit et après un pique-nique arrougé du cru local, on va se dégourdir les jambes sur la Punta Rascias toute proche. Ces virages sont annonciateurs d’un séjour à la hauteur de nos attentes. Au refuge, attaques à coups de cartes et de céréales, quelques spécialités locales avant de comprendre qu’il faudrait se munir d’un DVA lors du souper. L’avalanche de plats pourrait nous ensevelir. L’accueil et la cuisine locale relèguent au dernier plan le fait que l’eau ne court pas en hiver dans ce refuge.

Le lendemain, le Mont Glacier nous prête ses flancs pour une sortie mêlant ski et marche en crampons. Arrivés dans les temps, nous savourons le panorama avant de nous lancer dans le pentes Sud qui n’attendant presque plus avant de se ramollir. Il fait chaud, mais les conditions sont bonnes et le ski agréables.

Le jour suivant, c’est du côté du Gran Rossa que nous allons aligner nos virages après une montée sous les yeux de civets mobiles, heureux pensionnaires du parc national du Mont Avic. Malgré une neige en dessous des normes saisonnières, les conditions sont bonnes et réjouissantes. Dernier soir, nous bénéficions d’une formation accélérée sur « l’Italien sait tout » prodiguée par Loris, et son acolyte Gianni.

Déjà le dernier jour. Les combats de cartes sont terminés. Un col voisin du Col Laris nous attend avant de nous projeter dans une descente qui aboutira au parking. Mais nous ne partirons pas sans avoir englouti le tiramisu qui n’est pas venu jusqu’à nous. Les carrosses sont prêts, il ne reste plus qu’à rentrer, songeant aux milles trésors que recèle la vallée d’Aoste.

Ici les photos!

Sortie de Section (19-20 mars 2016)

« Occasion de rencontrer » pourrait se conjuguer avec « choc de cultures ». Le rendez-vous est fixé dans la matinée à Wiler dans le Lötschental. Peu de participants connaissent cette région qui semble éloignée de par son nom, mais qui reste finalement assez proche. Et l’exotisme qu’elle révèle la rend d’autant plus attirante!

La course d’école peut commencer! Un voyage en train et bus, et hop, nous y sommes. Attroupement autour des GO pour recevoir les consignes, et les cabines, télésièges nous embarquent pour avaler le gros du dénivelé. Il nous restera tout de même un peu plus de 150m ( dont 100 sans les skis) à avaler à la force du mollet. Au top, un jeune couple entame un yoddle d’anthologie qui fait naître différentes émotions selon les sensibilités. Après ce premier coup de poumon, on plonge sur la Lötschenpasshütte pour refaire une petite escapade, une petite escapade à rallonge ou rester à la cabane. Nous partons sur la première solution qui nous offrira quelques beaux virages.

Dimanche matin, nous partons pour le Mauerhorn. Après une petite montée, nous plongeons dans une descente assez sympa pour arriver à l’embouchure d’un vallon. Nous remontons ce-dernier jusqu’à un col qui nous ouvre l’accès au Mauerhorn. Puis tout bascule. Un au col sous les yeux de 40 personnes, un autre à 5 mètres de nous en plein pique-nique. Nous tentons de déjouer une tentative à quelques mètres de nous, en vain. Jamais nous n’avions été confronté à tant de fessiers exhibés à tant d’yeux, sous le simple prétexte d’un retour à la nature de ce qui lui appartient. L’appétit est plus ou moins coupé. Encore une photo de groupe, de face, il faut préciser, et on file jusqu’à Ferden. Les images reviennent en tête, rien ne semble pouvoir les effacer.

Une fois à Ferden, le groupe de Brig nous convie (merci, merci, merci!) à une petite agape en attendant le bus qui viendra nous prendre avec de bons et moins bons souvenirs.

 

Camp de Pâques 2016

De Martigny au Jungfraujoch, le ciel est couvert et le foehn souffle en rafales. Le groupe de douze participants s’aventure sur la piste menant à la cabane du Mönch. Malgré les rafales violentes, la cabane est ralliée sans encombre, mais l’ascension du Mönch sera impossible.

DSCN0863Après quelques parties de Jass et une nuit tempétueuse, le réveil sonne. Le ciel est toujours bien bouché et le vent ne s’est pas tellement calmé. Nonobstant ces détails météorologiques, nous attaquons la descente d’une branche du glacier d’Aletsch. Descente ? Il s’agit plutôt d’un très long plat qui descend de 800 mètre sur près de 8km. Les bras et les épaules sont mis à rude épreuve. Parfois le ciel se dégage et la visibilité se porte à plus de 3 mètres sur de belles crevasses bien ouvertes, nous nous encordons et finissons par gagner la Konkordiaplatz. De là, la Finsteraarhornhütte n’est plus qu’à deux petites heures de marche.

Magnifique cabane, théâtre d’exercices d’encordements nécessaires, difficile à quitter en sachant ce qui nous attends. C’est un long trajet, jusqu’à la cabane Hollandia, où un petit dessert nous attend. Le lendemain, de plus en plus lourd, le ciel menace de nous tomber sur la tête. Nous partons quand même pour une tentative dans la région du Mittaghorn. Grace à la boussole et au flair de Raph, nous arrivons à atteindre un col qui sera la seule réalisation possible de cette quatrième journée. Cet après-midi, les cartes vont chauffer.

Le dernier jour, nous partons pour l’Äbeni Flue, laissant Gaëtan à la cabane, victime d’un virus rédhibitoire. La pause au sommet sera de courte durée, la tempête de foehn renonçant à se calmer. Après un rapide passage par la cabane pour boire un thé etDSCN0873 refaire les sacs, nous skions dans la neige lourde et craquante du Lötschental, certains commencent à se sentir mal. C’est le BLS de Goppenstein à Brigue qui recevra les premières effusion d’un virus qui atteindra tout le monde

DSCN0881

Pointe de Tourtemagne (13.03.2016)

Face nord de la Pointe de Tourtemagne

Face nord de la Pointe de Tourtemagne

Satisfaction dimanche matin en voyant arriver Gary ! S’il était resté au lit comme la dernière fois, il aurait encore loupé une sacré belle journée, mais surtout, on aurait perdu 30% de l’effectif !

Le ciel au départ de St-Maurice n’était pas très encourageant, avec ce plafond nuageux élevé, mais dès les premières conversions au-dessus de St-Luc, nous avons été contraint de nous arrêter pour sortir les lunettes de soleil. Après la première montée et le passage de l’alpage du Chiesso, plus de trace et plus personne dans la direction choisie, avant la rencontre de 3 personnes venant des installations un peu au-dessus du lac de Combavert, sinon personne à la montée.

Après le froid mordant et le vent du matin, pic-nic au chaud au sommet avec vue grandiose sur les 4000 de la région et surtout ensuite une splendide descente dans une poudreuse excellente jusqu’à la jonction avec la piste qui nous a amené sur la terrasse du Prillet, pour finir la journée en beauté. Les absents ont toujours ……

IMG_3297

IMG_3299

IMG_3286IMG_3281IMG_3274

IMG_3279

Roc de Rianda (06.03.2016)

Comment dire…? Un des participants progresse à pied, en chaussures de ski sur une route de France voisine. Pourquoi? Et bien à cause de la grippe. Evidemment le lien n’est pas flagrant, c’est même assez nébuleux. Retour dans le temps… au parking de St-Maurice. Deux voitures suffisent, nous serons neuf pour cette journée qui devait nous voir initialement déguster les pentes du Mont de Grange. Nicolas propose une excursion inconnue pour les membres du groupe, le Roc de Rianda. Mais bien sûr, dans la région de Frenay, vers Novel au-dessus de St-Gingolph! On embarque, mais dans un véhicule où cinq personnes prennent place, seuls quatre paires de skis peuvent embarquer, et vice versa pour l’autre chariotte. C’est parti!

L’itinéraire routier passe pour l’un par la Porte du Scex, pour l’autre par la H144. Au final tous le monde passe par St-Gingolph. Or un petit ruisseau, une petite barrière et l’absence de réseau compliquent les choses. Pendant qu’un groupe attend l’autre, ce-dernier attend aussi le premier. Les mêmes questions se posent de chaque côté … de la frontière. Quand enfin un contact est établi grâce à une astuce de goupil, le dénouement approche. Un groupe est au Frenay, l’autre à Novel. Le groupe du bas entame l’itinéraire, 1 mètre environ, lorsque la paire de ski fait parler d’elle… Bref… la paire est en France, les jambes sont en Suisse… il faudra solliciter ces dernières pour que le puzzle se reforme.

Après ces moults péripéties, la course s’est déroulées dans un cadre sauvage et sympathique, avec une neige bien agréable et une équipe au top!

On se réjouit de la prochaine!

Col des Ignes (21.02.2106)

Les membres du groupe auraient-ils débuté le carême de la randonnée à ski? La liste des inscrits apparaissait en effet très clairsemée en cette fin de mois du février. C’est donc en comité réduit…et finalement « décimé »puisqu’un élément a dû renoncer suite à la trahison de son réveil.Hérens

Suite aux récentes pluies et aux températures printanières annoncées, notre petite équipe de quatre a pris de l’altitude. Direction le Val d’Hérens et ses belles cimes! Un puissant accueil mêlé d’un ciel étincelant et d’un beau manteau blanc. Quelques heures plus tard notre sillon est creusé. Il relie La Gouille au Col des Ignes, point qui marque le terme de notre ascension. Un splendide décor s’offre alors à la vision des participants privilégiés à peine perturbés par les fortes rafales de vent!

Nous avons l’honneur d’écrire les premières lignes sur la pente sommitale dans une neige d’excellente facture. Un festival de virages où la poudreuse prend l’air au rythme de nos appuis. Peu avant la fin de cette succulente glissade, place au traditionnel pique-nique aux abords paisibles du Lac Bleu…et un breuvage houblonné quelques instants plus tard pour clôturer cette belle journée ensoleillée.

Les prochaines sorties auront lieu au mois de mars. D’ici là, réglez-bien vos réveils et permettez-vous une entorse à votre abstinence!

Emmanuel

Grande Dent de Morcles (06.02.2016)

Dans cette période de grisaille sans faille, la sortie de carnaval s’estIMG_2357 révélée plus lumineuse que jamais. Après la déconvenue du week-end précédent- pour mémoire, l’arche de Noé aurait pu s’échouer au Col des Perris Blancs- c’est un soleil acharné et une crémeuse délirante qui ont rassasié nos jambes. Dans une ambiance carnavalesque, l’ombre du carême du ski au soleil est à craindre…! Alors ce fut une sortie « mardi gras » avant la traversée du désert et la confrontation aux vilaines tentations. En espérant que tout cela reste bien confiné dans les Evangiles, nous nous réjouissons des langoureuses lignes à tracer à l’occasion de la prochaine pleine Lune ce vendredi!

A vos skis!

Sortie Pleine Lune (22.01.2016)

Quand bien même elle a failli nous échapper pour une malheureuse erreur de calendrier, la Lune  a éclairé nos spatules d’une belle manière lors d’une ascension nocturne dans les bas-fonds du Col de Golettaz. Pas de vent, ni de nuage pour nous rappeler que nous sommes en montagne. Une énorme avalanche d’étoiles a recouvert la voûte céleste et certains ont eu le loisir de la contempler pendant que d’autres soulevaient des nuées de flocons au passage de leurs skis.

L’estomac n’ayant pas été oublié, il a été ravi de découvrir le buffet de salades, un plat sans fond, -certainement un des modèles utilisés dans l’Evangile lors de la célèbre distribution des pains-, un verre de rouge (l’eau ne se transformant pas en vin) et les trois sauces qui accompagnaient les spaghettis. Une tombée de fromage râpé, quelques plaisanteries et c’est parti pour la descente -que l’on qualifiera de sans encombre afin de ne pas trahir les quelques chutes- qui nous amène directement aux chariottes.

De retour au point de départ, en Agaune, quelques uns s’en vont déguster un dernier houblon alors que la plupart s’en retourne savourer la chaleur des plumes!

La neige est encore présente, de bonne qualité, profitez-en lors de la prochaine sortie prévue dimanche 31 janvier.